Le lundi au soleil avec Alister, The Dø, Deportivo et Les chanteuses!

Il est 7h30, et je cogite assez tôt. Alors il est temps de passer aux choses sérieuses au lieu de continuer à compter les nuages qui passent…

1. Alister avec son nouvel album Double détente. De son vrai nom Christophe Ernault, c’est artiste français se cache derrière l’écriture de La minute blonde, Le vrai journal, ou encore Un gars, une fille. Puis un jour il rencontre Adrienne Pauly (« J’veux un mec« ). C’était en 2003, et tous les deux se mirent à composer l’album de celle-ci. Puis après avoir signé chez Barclay, il sort en 2008 son premier album Aucun mal ne vous sera fait. Aujourd’hui son deuxième album est sorti dans les bacs avec comme single sorti en janvier « La femme parfaite (tout le monde dit que c’est elle) ». Alister nous propose 13 nouveaux titres pop-rock-électro.

C’est la première piste de l’album qui donne tout de suite le ton de ce qui suivra. Des sonorités nostalgiques des années 1960 et 1970 voire 1980. D’ailleurs, ce n’est pas anodin si on le surnomme le dandy de la chanson française. Rien n’est laissé au hasard dans cet album : que ce soit l’orchestration, l’ordre des pistes, la collaboration avec Angy Laperdrix (réalisateur, recorder, mixer, musicien) du groupe électro Château Marmont. Chateau Marmont qui a produit des titres de La Roux, Heartsrevolution, Ladyhawke, Peter, Björn and John, Royksöpp et dernièrement, Alizée les a sollicité pour son quatrième album Une enfant du siècle.

Cette touche électro que l’on entend dans l’album d’Alizée, on le retrouve aussitôt dans l’album d’Alister avec les titres « Mauvaise rencontre » et « Supermarché » (où les employés de la grande distribution se retrouveront!). Quant aux titres « Je suis loin« , « Docteur« , « Room service« , « Drame chez les riches » il me font penser à Michel Delpech, Nicolas Peyrac et Brian Ferry. Là, j’avoue qu’à partir de ces chansons Alister mérite le surnom de dandy. On retrouve de jolies mélodies aux violons/violoncelles avec sa jolie voix apposée, en toute harmonie.

Et la claque arrive au titre « Tu peux dormir ici« . Oui, Alister est vraiment nostalgique de la chanson française élégante. Ce titre pourrait même servir de bande originale pour des films de Julien Rambaldi ou de Sofia Coppola. Puis, on reprend le fil électro avec « FBI« , le titre le plus long de l’album. Ainsi, « Je vous promets » et « La fonte des glaces » confirment tout ce qui a été écrit au-dessus : la nostalgie, l’inspiration des artistes de l’époque, avec un arrêt sur la batterie qui se fait plus importante. Derrière la batterie, on a Julien Galner qui avait accompagné Alister sur sa précédente tournée. Ces titres aussi pourraient servir de bande sonore pour film.

Donc il est clair que cet album fut travaillé avec une certaine démarche « cinémato-musicale ». Par contre, il reste à expliquer la pochette de l’album avec les très hautes tours en arrière-plan et la baie vitrée où Alister pose sa main sur la poignée.

2. The Dø sort après l’EP Dust if off, l’album très attendu Both Ways Open Jaws de 46 minutes, avec une version deluxe en exclusivité pour la Fnac. Le titre « Dust it off  » très mélodieux, pourrait illustrer une publicité pour parfum. Or, ce titre nous emmène dans une aventure chimérique, contée sur des notes portées par Dan et Olivia. « Gonna be sick » mêle pop-folk et sonorités motown, on rentre quasiment dans le psychédélique par moment. Sur ce titre, on découvre qu’Olivia pousse sa voix sur des sons très rock qui rappellent ceux de Brisa Roché. Quant à « The Wicked & the blind« , c’est du pure folk psychédélique des années 1970. Sur le morceau « Too insistent« , Olivia pousse encore sa voix dans les aigus et sans forcer, avec de la trompette, des violons en arrière fond… magique !

« Bohemian dances » connote dès l’intro, une chanson pour scouts. Mais au bout d’une minute The Dø nous déploie une chanson pour tribu. Conséquence : cet album s’avère tribal jusqu’au bout, notamment avec le titre « Slippery slope« . Sur cette chanson Dan Levy a dû s’éclater au niveau du rythme via les percussions… Il a eu raison, car c’est très entêtant ‼ Je ne m’en lasse toujours pas 😉

Et puis d’un autre-côté, on a la pop qui revient, où je me dis qu’il y a du y avoir inspiration d’artistes britanniques tels les Beatles ou c’est juste une idée de ma part… Car cette idée je la retrouve une nouvelle fois dans « Smash Them All« . « Leo leo » est une chanson planante digne des artistes scandinaves que j’écoute. Logique, car Olivia est franco-finlandaise. « Both ways open jaws« , titre de l’album, est un titre instrumental introduisant le fameux « Slippery Slope ». Même mon chat danse dessus ! Véritable pépite de l’album !  Après on tourne sur « The calendar » où le duo nous emmène en voyage vers ce qui pourrait être l’Asie (pour le début de la chanson) puisque le refrain nous fait virevolter sur du son pop britannique.

On se laisse ainsi bercer par la voix libérée d’Olivia Merilahti et la musique sauvage, enthousiaste de Dan Levy qui semble cette fois mélancolique. « Was is a dream » révèle ipso facto un nouvel opus élégiaque pour les The Dø. Malgré les sonorités folk/pop de « Quake, Mountain, Quake » (titre trop court) la chantefable Both ways open jaws se termine par le très doux « Moon Mermaids« .

Olivia confirme par le biais de cet album que c’est une vraie chanteuse avec une magnifique voix. Dan Levy prouve de nouveau que c’est un véritable musicien aux multiples facettes, un chef d’orchestre pop-folk. Il ne nous reste plus qu’à découvrir ce que cela donne sur scène avec leurs nouveaux musiciens. Pour ma part, j’ai hâte !!!

3.  On poursuit avec l’album de Deportivo Ivres et débutants produit par Gaëtan Roussel (le grand gagnant des Victoires de la Musique 2011). L’album de 36 minutes, offre du rock français qui caractérise la nouvelle scène française. La nouvelle scène française qui vieillit un peu, dans le sens où elle a du mal à se renouveler. La deuxième piste (titre de l’album) est sympathique pour les organes de l’ouïe. La chanson « Intrépide » fait partie des coups de coeur de cet album. Les textes sont comme des messagers d’une société post-2010. « Au milieu » débite de la guitare à l’Indochine où découle de l’électro. Pour le reste de l’album je vous laisse faire votre opinion…

4. Les chanteuses reviennent après la chanson du Père Noël, sur le titre « I like to dance« . Très disco-électro avec des textes qui joue toujours sur les clichés. Soit un bon titre pour les radios.

Demain comme c’est la journée de la femme, je parlerai Mode !

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